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sábado, 11 de julio de 2020

Xala

Xala (Présence Africaine, 2010)
by Sembène Ousmane
Senegal, 1973

On the eve of his third marriage, the status-conscious El Hadji Abdou Kader Bèye would seem to have it all going on as far as 50-something Senegalese polygamists are concerned: a prestigious seat on the country's first African-led Chamber of Commerce, a chauffeur-driven Mercedes, a villa for each of his three lovely ladies.  Then, unable to perform on his wedding night despite having coveted the teenage N'Goné's body something fierce, things quickly fall apart for the beleaguered El Hadji as he realizes that somebody in his entourage has cursed him with the impotence-inducing affliction the xala.  While something of a trifle compared to either 1956's Le docker noir or 1960's Les bouts de bois de Dieu, Xala is enjoyable enough on its own merits and sports the novelist's usual penchant for acutely observed social commentary.  An added bonus: beyond the skewering of its grasping protagonist, an easy mark in regard to his symbolic function as "la synthèse de deux cultures.  Formation bourgeoise européenne, éducation féodale africaine" ["the synthesis of two cultures: bourgeois European training, feudal African education"] (12), the novel's satire is much more slippery on the related matter of "africanité" vs. "modernité."  For example, a doctor who knows of El Hadji's resort to so-called holy men and witch doctors in addition to men of science for help overcoming his impotence refers to Africa as "le règne de l'irrationnel" ["the kingdom of the irrational"] (82).  El Hadji himself, despite his Evian-sipping ways and French-wannabe standard of living, finds that "l'atavisme ancestral du fétichisme" ["the ancestral atavism of fetishism"] is reborn in him after a visit to a seet-katt or seer (95).  Ditto the question of polygamy and what it means to be part of a time share arrangement with one's husband--although the complaint of Oumi N'Doye, El Hadji's second wife, cuts to the chase re: her disappointment with their sex life: "Il faut être jeune et bon cavalier pour monter deux juments à la fois" ["You need to be young and a good horseman to mount two mares at a time"] (100).  Sembène Ousmane turned Xala into a film in 1975; I'd be interested in seeing it if the opportunity ever arises.

Sembène Ousmane (1923-2007)

miércoles, 23 de septiembre de 2015

Le docker noir

 
Le docker noir (Présence Africaine, 2008)
par Sembène Ousmane
Le Sénégal, 1956

Le docker noir, le premier roman de l'écrivain et réalisateur sénégalais Sembène Ousmane, s'agit d'un livre, << Le dernier voyage du négrier Sirius >>, et du conflit sur la paternité de ce livre qui se termine avec la mort d'une Blanche aux mains d'un Noir.  Etait-ce un meurtre ou etait-ce un accident?  Pendant que Diaw Falla, << le docker noir >> du titre, attend le verdict qui déterminera son destin dans le << pays des toubabs >> (12), Ousmane contourne les clichés du drame judiciare en jugeant une civilisation entière pour les mauvais traitements des ouvriers africains à Marseille par les français.  << Civilisation ou barbarie >>, de quel parti êtes-vous?  À mon avis, Le docker noir a pour le moins trois points forts comme roman.  En premier lieu, la prose de Sembène, bouillant de colère de temps en temps, met au premier plan le problème économique avec audace: << Ces êtres qui sombrent sont des naufragés que l'océan du temps emporte, et qui, pauvres épaves, se cramponnent aux goulots >>, dit un personnage d'Afrique aux Docks à Marseille.  << On ne peut descendre plus bas, il n'est rien de pire >> (136).  Ensuite, le romancier ne recule pas de souligner le racisme comme un patrimoine culturel de l'esclavage pratiqué par les Européens comme dans ce coupure de presse français sur l'accusé sénégalais: << On a l'impression de se trouver devant un être n'ayant jamais subi l'influence de la civilisation >> (27).  En dernier lieu, la complexité du point de vue de Sembène sur les rapports entre les races c'est admirable et ne succombe pas à la Polémique: << Tu m'as pris pour un "Noir" >> Diaw Falla dit à Ginette Tontisane peu avant de la mort de celui-ci.  << Il avait fini par le dire.  Le " Noir ", pour lui, signifiat l'ignorant, la brute, le niais.  C'était plus qu'une lutte entre voleur et volé, deux races s'affrontaient, des siècles de haine se mesuraient >> (192-193).  Enfin, un très bon roman par l'auteur de l'exceptionnel Les bouts de bois de Dieu.  Vif et percutant.

 Sembène Ousmane (1923-2007)